Quand l’intention est claire mais que les décisions ne le sont pas
Il est fréquent de rencontrer des projets avec une vision affirmée, des valeurs bien posées et une réelle volonté de faire les choses correctement.
Sur le papier, tout est là.
Dans les faits, pourtant, rien n’avance vraiment.
Le problème n’est ni l’absence d’idées, ni un manque d’envie.
Il se situe ailleurs : dans la difficulté à traduire cette intention en décisions concrètes et opérantes.
C’est un point de bascule que beaucoup de projets sous-estiment.
Une intention ne devient utile que lorsqu’elle se transforme en choix
Avoir une vision est indispensable. Mais une vision, tant qu’elle reste générale ou abstraite, ne suffit pas à produire une image claire et durable.
Une image de marque ne se construit pas à partir de ce que l’on ressent ou de ce que l’on aimerait projeter. Elle se construit à partir de décisions assumées, parfois inconfortables, qui rendent un projet lisible de l’extérieur.
👉 Sans arbitrage, tout reste possible… donc rien n’est réellement lisible.
Le flou n’est pas une liberté, c’est une impasse
Le flou est souvent confondu avec de la liberté créative.
En réalité, il empêche surtout de choisir.
Lorsque les décisions ne sont pas posées, chaque piste semble recevable, chaque option paraît défendable, chaque idée pourrait fonctionner. On avance par accumulation, sans hiérarchie claire, jusqu’à perdre toute capacité de projection.
👉 Le projet n’est pas en cause. Ce qui fait défaut, ce sont les points d’appui nécessaires pour décider.
Le rôle de la direction artistique : faire émerger des décisions
C’est précisément à cet endroit que la direction artistique prend tout son sens.
- Pas pour produire des visuels à la chaîne.
- Pas pour ajouter des idées ou embellir un discours.
- Mais pour aider à transformer une intention en décisions claires.
Une direction artistique structurée permet de poser des choix concrets : ce qui doit être mis en avant maintenant, ce qui peut attendre, ce qui doit rester en arrière-plan, et surtout quel angle mérite d’être assumé pleinement pour rester fidèle à l’intention de départ.
👉 Ce travail implique de trancher, de renoncer, de hiérarchiser. Il n’est pas toujours confortable, mais il est indispensable pour sortir du flou et avancer.
Le point de bascule est stratégique, pas créatif
Dans beaucoup de projets, le moment le plus délicat n’est pas la création visuelle.
C’est celui où il faut décider.
- Décider, c’est accepter de ne pas tout dire.
- C’est choisir un axe clair plutôt que multiplier les messages.
- C’est transformer une vision globale en un cap lisible et cohérent.
👉 Ce travail est souvent invisible, mais c’est lui qui permet à une image de tenir dans le temps, d’évoluer sans se contredire et de soutenir réellement le développement d’un projet.
Une image juste avant d’être séduisante
Une image forte ne naît pas d’un empilement d’idées ou d’intentions.
Elle est le résultat de décisions assumées, posées au bon moment.
Mon rôle, en tant que directrice artistique, se situe précisément là : accompagner cette phase de clarification, aider à hiérarchiser, et traduire une intention en choix concrets, pour faire émerger une image juste, au service d’un projet réel et durable.
👉 Parce qu’une image ne doit pas seulement séduire. Elle doit avoir du sens et soutenir l’intention qui la fonde.
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